Pièce arrière bas





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Ici même, vous découvrirez peut-être l'histoire urbaine la plus courte et la plus insolite de Norvège. Pendant cinq ans, Rombaksbotn, ville de chantier, connut une vie trépidante lors de la construction de la ligne Ofot. Elle était située au fond du fjord, juste en contrebas. Eh oui, vous avez bien entendu, elle était située ! La ville disparut aussi vite qu'elle était apparue une fois les travaux terminés. Un quai distinct permettait d'approvisionner les deux compagnies ferroviaires, norvégienne et suédoise. Ceci créa une véritable ambiance suédo-norvégienne, contribuant à l'émergence du dialecte si particulier de Narvik. Plusieurs milliers de Rallars s'activaient dans les montagnes durant cette période de construction intense. L'atmosphère était digne du Klondike lorsque les randonneurs descendaient des montagnes pour se détendre le week-end. Aujourd'hui, il ne reste que les souvenirs, mais Rombaksbotn est aussi une destination prisée et le point d'arrivée des randonnées sur le sentier des Rallarveien. La ville n'échappa pas non plus aux tragédies de la guerre. Le 13 avril 1940, trois destroyers allemands s'échouèrent et coulèrent. Leurs équipages remontèrent ensuite le versant escarpé de la montagne, côté nord, jusqu'au camp militaire norvégien de Bjerkvik, où ils reçurent uniformes et armes norvégiens. Les Marinegastene intégrèrent les 2 600 fusiliers marins allemands qui formèrent la « Gebirgsmarine » des forces du général Dietl. Ils participèrent par la suite à des combats contre les forces norvégiennes et alliées.